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The Legend of voice, Nusrat Fateh Ali Khan. He rests while his voice casts the spell.

Kafi

Kafi “Je me suis éprise d’un indifferent, et j’ai dû pleurer en cachette”
( Poème en Pendjabi où un bien-aimé inconstant se fait attendre)

Quand on rencontre l’ami qui défend notre honneur
Il est beau de se prendre d’amitié pour lui
C’est un impie celui qui, s’étant pris d’amitié
Dit : « J’en ai assez ! »
Si tu te sacrifies, tu rencontres l’ami.
[…]
-« Sacrifie-toi et ne demande pas la fidélité ! »
Voici ce que dit Pir Farid
Mon ami avait promis de venir vite
Mais il a oublié les dates
Il a tant fait grandir mon amour
Et maintenant il le fait attendre !
Mes amis me raillent
Mes compagnes médisent de moi
Combien de moussons ont passé
Et j’attends toujours mon ami.

Je me suis éprise d’un indifferent
Et j’ai dû pleurer en cachette.
Mon bien-aimé m’avait promis de venir
Il ne l’a pas fait et n’a pas envoyé de message
Quelle affliction s’est abattue sur ma vie !
Ni la mort ni le repos ne me viennent.
Je me suis éprise d’un indifferent
Le bonheur, la paix et le sommeil se sont évanouis
Et j’ai dû pleurer en cachette.

Ayant coupé les liens, il a pris la route
Ô mon ami, quelle insouciance que la tienne !
Le bonheur, la paix et le sommeil se sont évanouis
Et j’ai dû pleurer en cachette.
Il m’a regardée dans les yeux, puis rendue malheureuse
Il est parti, le chérie de mon cœur
En me faisant beaucoup souffrir
A présent sans mon ami tout est désert
Il m’a regardée dans les yeux, puis rendue malheureuse
Ma vie ne me convient plus.

Le Seigneur a inscrit la séparation dans mon registre
Et j’ai dû pleurer en cachette.
Je n’ai trouvé que des lamentations et du chagrin
Je regrette de m’être éprise de lui.
Mon bien-aimé est inconstant
Et j’ai dû pleurer en cachette.
Il n’est pas de petite peine d’amour
La séparation toujours ronge les os.
Je suis devenue folle
Et il m’a fallu pleurer en cachette
Je me suis éprise d’un indifférent
Et il m’a fallu pleurer en cachette.

Haq Ali Maula

Haq Ali Maula “Dieu vrai, Ali est le guide”
(Poème en urdu, persan et hindi médiéval à la louange d’Ali)

Je suis un partisan de Haidar, un errant ivre
Je suis un serviteur d’Ali le Choisit
Je suis le chef de tous les soufis
Car je suis arrivé tout près d’Ali
Parfois le mur bouge
Parfois la porte tremble
En entendant le nom d’Ali, maintenant encore Xaibar tremble
Ali est le roi des hommes.

Ali est le guide
Répète, répète, ô mon âme
Ce nom seul est vrai, mon ami.
[…]
Ce nom béni a dévoilé le secret de la réalité.
Ali est le guide
Ali est le roi des hommes
« Il n’est pas d’autres jeune homme qu’Ali »
Ali est le lion de Dieu.
Dieu vrai, Ali est le guide !
Il n’y a sur mon corps et ma langue que le nom d’Ali
Si je meure, qu’on écrive sur mon suaire « Ali, Ali »
Dieu vrai, Ali est le guide !
Sans l’amour d’Ali on ne trouve pas l’objet de la quête
Ni la récompense de la dévotion
Serviteurs de Dieu, écoutez avec attention, je vous en conjure au nom de Dieu !
Qui ne rencontre pas Ali, ne rencontre pas Dieu.
Dieu vrai, Ali est le guide !
Cesse tes efforts ! On ne trouve rien quand on voit mal
C’est le guide qui indique la destination
Si on trouve Ali, c’est dans la maison de Dieu
De même qui cherche Dieu le trouve dans la maison d’Ali.

Dieu vrai, Ali est le guide !
Rendre un culte à la vue de Haidar est un ordre du Prophète
Ali est l’âme du Prophète, le corps du Prophète, la vie du Prophète
Ali est la fleur du destin
Ali est l’épée du Dieu vrai
Ali est le maître des maîtres spirituels.

Dieu vrai, Ali est le guide !
Comment le lion de Dieu pourrait-il ne pas être la main d’Allah ?
La destination de toute offrandre, c’est Ali, le roi sans pareil
De même que la famille du Prophète est sans égale
Il ne naîtra jamais un autre Ali.

Dieu vrai, Ali est le guide !
Ma couleur aujourd’hui, ma couleur d’Ali.
Chez mon Khwaja, la couleur est Ali
Ô, j’ai trouvé mon bien-aimé dans ma cour !
Ô, j’ai trouvé mon Maître, Nizam ud Din Auliya !
Ô, j’ai trouvé mon Maître, Muin ud Din Auliya !
J’ai trouvé mon Maître, Data Ganj Bakhsh Auliya
Ô, Nizam ud Din Auliya !
Quand je regarde, Ali est avec moi.

Ma couleur est Ali.
J’ai cherché de pays en pays
Ta couleur me plaît, Khwaja Muin ud Din
Où que je regarde, je ne vois nulle part une telle couleur.
[…]
Ma couleur aujourd’hui, ma couleur est Ali.

Poéme Persan

“Je ne sais où je vais”
(Poème en persan d’Amir Khusrau)

Je me suis aboli dans ma méditation sur Lui
Je ne sais où je vais.
Je me suis noyé dans l’union avec Lui
Je ne sais où je vais.
J’ai fait connaissance avec Lui
Je me suis dévoué à Lui
Je me suis annihilé en Lui, annihilé en Lui
Je ne sais où je vais.
Ah, je sui esclave de Son visage
Je suis lié à Ses cheveux
Je suis la poussière de Sa rue
Je ne sais où je vais.
Je suis un errant qui répète le nom d’Ali
Au nom de Mon ami, l’ivresse me vient à la tête
Mon cœur s’est eépris de Lui
Je ne sais où je vais.
La poussière de Ses pas embaume mon cœur
Voici venir un pieux cavalier.

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